Jean Paul Denanot

Président du Conseil régional sortant, 64 ans.

Jean Paul DenanotNatif de Boisseuil, situé au sud de Limoges, Jean-Paul Denanot n’a pas eu beaucoup de chemin à faire pour devenir par la suite, douze ans durant maire de Feytiat. Une commune rurale devenue en vingt ans une ville intégrée à la première couronne en pleine expansion de Limoges.

Cet agrégé de physique s’est rapidement spécialisé dans la Formation professionnelle, d’où l’attention particulière qu’il porte à cette question en tant que président du Conseil régional. À ce titre, il préside la Commission Formation de l’Association des Régions de France.

« Le métier de maire m’a appris à être un acteur de terrain avant tout. Je n’imagine pas faire de la politique sans ce contact permanent avec les citoyens, car la confiance se mérite au quotidien.

Une mairie aide aussi à comprendre à quel point les pouvoirs de l’État et des collectivités locales sont complémentaires.

Le Conseil régional doit répondre sur place à des besoins que le gouvernement – et même l’Europe – ignorent ou traitent mal, des questions pourtant essentielles pour la vie quotidienne des habitants. Mon seul objectif, c’est de faire progresser notre région, et de donner toutes leurs chances aux porteurs de projets, qu’il s’agisse des collectivités locales, des entreprises, d’associations quel que soit leur domaine ou des acteurs culturels.

Pour cela, il faut se battre. Mais je m’efforce à chaque fois de dégager des consensus ; j’ai fait en sorte que les échanges de vues que nous pouvions avoir au sein de la Majorité régionale de Gauche aboutissent à des décisions unanimes, et j’entends bien continuer ainsi. J’ai pu travailler avec une Majorité soudée, et tous les dossiers ont été votés à l’unanimité par ses composantes, Socialistes, Communistes, ADS et, bien sûr, les écologistes (les Verts), sauf en de très rares occasions pour ce qui les concerne. Il est arrivé – et tant mieux – que les centristes du MoDem votent avec nous des projets importants, parce que c’est bien le sens du travail que nous menons en Région : le Conseil régional est un pouvoir local qui connaît son terrain ; être un opposant systématique devient très rapidement un jeu stérile.

Ceci dit, l’État charge sans cesse la barque en donnant de nouvelles responsabilités aux régions, mais trop souvent sans les moyens financiers qui devraient aller avec. Heureusement, nous pouvons avoir accès aux aides de l’Europe, et sur ce plan, le Limousin n’a pas à se plaindre.

Mais je voudrais pouvoir faire encore davantage pour le développement économique, comme pour la Recherche et l’innovation, créatrices d’emplois et clés de notre avenir. Il y a des urgences, et je dois constamment constater les retards que l’État accumule en dépit des engagements et des contrats qu’il a signés avec nous.

Que cela ne nous empêche pas de maintenir le cap. Nous savons ce que nous voulons, et je reste viscéralement attaché aux valeurs de solidarité et de responsabilité qui ont nourri mon engagement au service de mes concitoyens. »