Notre région

Le limousin - carte de visite

Le Limousin est, certes, la plus petite région de la France métropolitaine, avec ses 730 000 habitants, mais ce n’est pas la moins active. Une région qui vient d’être classée 1ère, devant la Bretagne, pour la « santé sociale », autrement dit pour la qualité des relations sociales et la qualité de vie. La dynamique de sa capitale régionale, Limoges, devenue une métropole tertiaire autant qu’industrielle, irrigue une grande partie de la Haute-Vienne, en revitalisant sa « deuxième couronne » rurale jusqu’à 30 km. Son « aire urbaine » compte très officiellement 250 000 habitants. Dans les deux autres départements du Limousin, la Creuse et la Corrèze, les villes de Guéret, de Tulle et de Brive jouent le même rôle.

Région rurale, oui, avec peu de grandes villes, mais le Conseil Régional a signé 18 Contrats de développement avec 18 villes considérées à travers les trois départements comme des « pôles structurants », et deux contrats avec les Communautés d’agglomération.

Par ces « Contrats de croissance », la Région s’est engagée à appuyer leurs initiatives et leurs projets, et des investissements qu’elles ne pourraient réaliser sans cela.

 

 

 

Hier, les experts prévoyaient encore le pire, pour le Limousin. Les derniers recensements montrent que la chute démographique est stoppée. La région regagne des habitants, non plus par le seul jeu du « retour au pays » des « expatriés » retraités, comme par le passé, mais du fait de parcours de vie porteurs d’initiatives et de projets. La moitié des arrivants sont âgés de moins de trente ans, et nombre d’arrivants découvrent en arrivant une qualité de vie et une facilité à élever et former les enfants qu’on ne trouve pas forcément ailleurs.

 

L’emploi en région

La Cité des Métiers à Limoges

Comme partout en France, ses « bassins d’emploi » au riche passé industriel ont été frappés par les délocalisations et les mutations technologiques ou autres (la porcelaine, la manufacture de Tulle par exemple), mais ils demeurent riches d’un potentiel de main d’œuvre qualifiée. Quelque 700 PME constituent un tissu économique capital, que la Région entend épauler. Comment ? En les aidant dans leurs efforts pour trouver de nouveaux marchés à l’export, pour adapter leur mode de gestion, pour moderniser ou agrandir leurs locaux et leur matériel.

Trois « Pôles de compétitivité » ont été reconnus par l’État en 2007, où se mêlent Recherche de très haut niveau et applications industrielles de pointe :

- Un pôle céramique, avec en particulier la création d’un Centre Européen de la Céramique qui sera inauguré en 2010

- Un pôle dit Élopsys/XLim, consacré aux micro-ondes et secteurs de cet ordre

- Un pôle Santé partie intégrante d’un ensemble plus vaste associant Toulouse, Montpellier et Bordeaux.

L’emploi en Limousin, ce sont des dizaines de milliers de postes dans le commerce, les services et les services publics.

L’emploi, c’est aussi, et même surtout en milieu rural, les artisans des métiers du bâtiment, les services sociaux, les emplois dans les associations à caractère social, culturel ou sportif (dont près de 600 financés par la Région).

Pour l’emploi, dans toute la région, des relations performantes avec le territoire français et européen sont essentielles : Haut et Très haut débit, TGV, liaisons routières rapides et sûres.

 

La Formation, l’Université


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Les écoles, les collèges, les lycées : c’est là qu’intervient le Conseil Régional, chargé avant tout des bâtiments au départ. Le Conseil régional est allé plus loin : tous les lycées, quel que soit leur statut (d’enseignement général, professionnels, agricoles ou autres) sont désormais reliés entre eux par une boucle Haut débit.

L’Université de Limoges, créée sur le papier en 1965 (sciences, droit et économie, lettres, médecine et pharmacie), est aujourd’hui bien vivante. Elle est épaulée par un ensemble de grandes écoles, de centres et d’établissements de formation très divers. Sur Limoges seulement, ce sont 20 000 jeunes qui sont engagés dans un cycle de formation supérieure. Limoges compte deux grandes écoles d’ingénieurs, désormais installées toutes deux dans des locaux de grande qualité, sur la technopole Ester.

Quant à l’Université, la Région, chargée en principe de la seule formation professionnelle, a décidé depuis des années de lui consacrer chaque année des millions d’euros, pour rénover son patrimoine de bâtiments, cofinancer les équipements et épauler ses équipes. L’avenir de la Région se joue aussi là-dessus.

Vers une éco région?

À l’heure du « Développement durable », le Limousin présente de solides atouts. Son patrimoine naturel est à la hauteur de ses paysages et des exigences du présent. Limoges est consacrée ville de référence sur le plan national en matière de tri sélectif, et l’agriculture du Limousin a basculé depuis longtemps dans l’excellence : une race bovine d’exception, la limousine, race à viande élevée en plein air, des porcs, des ovins, des pommeraies, des productions artisanales qui visent toutes la qualité. Une qualité consacrée par différents labels.

Des pans entiers du territoire régional se sont depuis longtemps vidés de leur population. L’après-guerre de 1914 a vu les hommes survivants quitter les hautes terres pour Paris et l’industrie. L’exode rural s’est accéléré dans les années 1950-70, à l’époque des « Trente Glorieuses », alors que la « petite agriculture » disparaissait. Mais Limoges n’a absorbé qu’une fraction des partants, et le plus gros s’en est allé vers l’extérieur de la région, vers la Région parisienne, Toulouse, Bordeaux…

Depuis vingt ans, c’est toute la frange nord de la Marche et du Limousin historique qui souffrent de la même manière, et peu importe l’arrivée soudaine des « Anglais » au tournant de l’an 2000.

Le choix est donc clair : considérer que l’immense centre de la France sera demain abandonné au pâturage à l’écossaise, avec des propriétés de milliers d’hectares, ou agir de façon volontaire et coordonnée pour défendre les chances d’avenir de territoires au riche potentiel.

La « Montagne », à 500-800 m d’altitude, est un véritable château d’eau qui rayonne vers la Loire, la Charente et la Dordogne. L’eau, richesse du Limousin : pour la population en premier lieu (les réserves d’eau de Limoges, de grande qualité, vont désormais alimenter Saint-Junien), comme énergie renouvelable ensuite (les nombreux barrages de la Dordogne) au même titre que l’éolien, comme élément de qualité de vie (les nombreux étangs de baignade aménagés dans les trois départements, outre le lac de barrage de Vassivière), mais comme richesse écologique aussi. Les zones humides de la Montagne (les tourbières) doivent être préservées. Des milliers de km de ruisseaux à truite et des milliers d’étangs constituent un monde original, riche en paysages et en biotopes pour la faune.

Deux Parcs naturels régionaux (PNR) ont pu être mis sur pied, et des associations Nature, actives depuis longtemps, ont développé une « culture du milieu » remarquable, dont les collectivités locales ont appris à tenir compte. Ces associations ont procédé à des inventaires de la faune et de la flore, et jouent pleinement leur rôle d’alerte.

La fermeture des mines d’uranium, actives pendant trente ans autour des Monts d’Ambazac, a réglé le conflit entre l’emploi et les craintes de pollution nucléaire. Ce passé a cependant rendu les responsables politiques attentifs à tout ce qui touche au rayonnement.

La ressource touristique commence tout juste à être exploitée, alors que la ville de Limoges a reçu en 2009 le label « ville d’art et d’histoire » : la région est dotée par exemple d’un ensemble de grands sites fortifiés du moyen âge, Chalucet, Comborn, Ventadour, les Tours de Merle, Crozant qui font rêver. C’est à Crozant que le peintre Claude Monet a peint la première de ses « séries », dans la neige de l’hiver 1889, et « l’École de Crozant » fait le pendant de « l’école de Barbizon » et de celle de « Pont-Aven » – que Gauguin a popularisée. Les peintres de Pont-Aven sont souvent passés, auparavant, par la Creuse, à Fresselines et Crozant.

Ce n’est là qu’un exemple. Plus généralement, un énorme travail reste à faire, en collaboration avec les professionnels, les départements et les communautés de commune, pour amener l’ensemble des moyens d’accueil (hôtels, gîtes, restauration) à la hauteur des enjeux. Déjà, les lycées hôteliers ont apporté beaucoup. Pour demain, des milliers d’emplois sont en jeu dans ce secteur.

Au bilan, oui, le Limousin peut être l’une de ces « éco-régions » qui peut devenir un exemple de développement vert maîtrisé, une région qui opte pour la vie contre une logique proclamée du laisser-faire et de l’abandon.

 

 

Développement, animation et vie sociale

Région verte, oui, mais surtout région à riche vie sociale. La Haute-Vienne à elle seule compte près d’un millier d’associations et Limoges plus de 200 clubs sportifs pratiquant un éventail de près de 80 disciplines !

Le rugby, comme le foot et le basket, c’est ici une culture, qui mêle toutes les générations, et les grands clubs d’audience nationale y sont pour quelque chose ! Le basket a pris, de son côté, grâce aux triomphes du CSP à partir de 1982, un développement remarquable chez les jeunes. Patrie de Poulidor, le Limousin est une terre bénie du vélo, de VTT, de cross, en dépit de ou grâce à ses reliefs. C’est l’une des régions où la « rando » et le VTT sont pratiqués sans discontinuer, en groupes ou en clubs, chaque dimanche de l’année, sans parler des promeneurs individuels. Ceci posé, le Limousin est la patrie des pentes, et le « plat » y est rare… De bons jarrets font partie de l’équipement obligatoire du cycliste limousin.

Le Limousin est aussi terre de solidarité. Les associations d’aide aux défavorisés y sont non seulement nombreuses, mais surtout fidèles et riches en bénévoles qui, année après année, prennent la relève.

En matière culturelle, le Limousin dans son ensemble a vécu depuis trente ans une vraie révolution. Si Limoges a désormais une vie culturelle que les experts disent être largement « au dessus de sa strate », la « première couronne » et, en dehors de la métropole régionale, Tulle, Brive, Guéret, mais aussi Uzerche, Saint-Yreix, Saint-Junien, Bellac, Aubusson… (on ne peut tout citer !) investissent et ont investi dans le développement culturel.

La Région, toute la région, est aujourd’hui riche en festivals d’été (ce n’était pas le cas il y a trente ans), et surtout – ce qui est important – en animations « toutes saisons » grâce aux associations locales et aux salons, foires, fêtes de toute sorte qui scandent aussi bien la « période des fêtes » en hiver, que le printemps et les mois d’été. On est loin là, très loin, du Limousin résigné et vieillissant qu’on décrivait naguère encore. Des initiatives de convivialité se développent désormais jusque dans la Montagne et le cœur des secteurs les plus ruraux

C’est le rôle des collectivités locales, et c’est aussi le rôle du Conseil régional quand il le faut, d’appuyer ces initiatives. Pour que l’ensemble du territoire, avec ses caractéristiques propres, demeure vivant et attractif.

C’est en tout cas le choix de la Majorité sortante, et des candidats d’un Limousin Terre d’Avenir !