Le plan ferroviaire régional

L’une des six mesures-repères de la liste Denanot

Ligne à grande vitesse (LGV), TGV, modernisation des lignes existantes, barreau Limoges-Poitiers à grande vitesse, prises de position, meetings et passions locales…, le ferroviaire s’est imposé comme l’un des thèmes majeurs de la campagne des régionales en Limousin. Comme le fut celui du tramway, honni de la Droite, lors des municipales de tant de grandes villes françaises dans les années 1980-90. Avant que le tram ne devienne un must qu’il faut avoir…

La liste Limousin Terre d’Avenir part gagnante sur ce terrain. Pourquoi ? Parce qu’elle est la seule à avoir une vraie vision d’avenir en matière ferroviaire, et une vraie stratégie d’aménagement du territoire.

La Majorité sortante a engagé depuis des années des actions combinées qui constituent le socle d’un Plan ferroviaire régional affiché comme tel. Un plan à plusieurs volets complémentaires qu’il faut mener de front :

- Donner une nouvelle vie au réseau des voies secondaires sur l’ensemble du territoire régional : c’est le programme TER
- Assurer de bonnes liaisons interrégions : un programme qui concerne les « lignes historiques » Palito (Paris-Limoges-Toulouse) ou Polt (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), Bordeaux-Lyon et Limoges-Poitiers. Un programme important pour la Creuse et les liaisons Châteauroux-Limoges en particulier
Garantir l’intégration du Limousin dans le réseau européen de la Grande vitesse qui se met en place à une cadence accélérée. Relancé en France par les priorités retenues dans le « Grenelle de l’Environnement » de 2008.
Faciliter les déplacements quotidiens de ceux qui habitent à l’extérieur des cœurs de ville, en collaboration avec les réseaux locaux de transports en commun. Pour faire retrouver leur intérêt aux transports en commun, partout où c’est possible.

 

Une politique volontariste gagnante !

Sur deux dossiers d’importance majeure pour l’avenir, la Région a conservé une attitude offensive, en dépit de la prudence des opérateurs, et engagé des investissements lourds : l’accès à Internet haut débit (c’est le réseau Dorsal) et le ferroviaire.

Ainsi la Région Limousin est l’une des 3 seules régions françaises à avoir accepté de participer financièrement à la réfection des voies existantes dont la société RFF (Réseau Ferré de France) a la charge. Cela dans le cadre d’un « Plan Rail » contractuel. Un apport décisif, sans lequel rien ne se serait fait. Limoges-Poitiers, rénové, permettra dès le mois d’avril de gagner une demi-heure entre les deux capitales régionales ; Brive-Tulle, récemment inauguré, transporte déjà 800 passagers par jour, et les travaux sont engagés sur Guéret-Saint-Sulpice-Laurière, en fait sur Guéret-Limoges.

à  Un tiers des dépenses liées au Plan Rail est assuré par les régions Limousin et Poitou-Charentes. Pour le seul Limousin, le Plan Rail concerne désormais 75 km de voies, pour un montant de 45 millions d’euros, sur Brive-Tulle, Nexon-Périgueux, Limoges-Meymac-Ussel.

Nouveaux matériels, gares refaites, horaires adaptés, trains plus nombreux : une nouvelle donne pour le ferroviaire de proximité, et 20% de voyageurs gagnés en 5 ans. On verra bientôt le résultat sur Le Dorat-Bellac-Nieul-Limoges.

Deuxième volet : les deux lignes « historiques ». RFF a déjà dépensé 265 millions d’euros sur le tronçon Orléans-Brive de la ligne Paris-Toulouse. Un dixième des crédits dépensés sur cinq ans sur les lignes existantes. Mais beaucoup reste à faire, et les rames du Téoz n’ont rien réglé. « Une ligne panier à salade », comme le dit le président Denanot, sans prises de courant pour les ordinateurs comme en ont les simples rames Intercités en seconde classe, Tout est à revoir, les matériels, avec des voitures à boggies de type TGV, pourquoi pas, des arrêts et des horaires à repenser…

La Région Limousin a lancé fin 2009, ensemble avec les deux régions Centre et Midi-Pyrénées une réflexion sur la modernisation de la ligne Paris-Toulouse ; ses conclusions sont attendues pour la mi-2010.

Quant à la ligne Bordeaux-Lyon, cette transversale ex-« Lézard vert », elle ne joue plus son rôle : il faut, là aussi, entre Périgueux et Limoges, tout revoir.

Troisième volet, la Grande vitesse, l’accès au réseau TGV : la Région a agi en connaissance de cause. Après l’abandon de la solution Pendulaire par le gouvernement Raffarin en 2004, le Limousin a cofinancé avec deux autres régions (Centre et Midi-Pyrénées) une étude indépendante sur la mise en grande vitesse de la ligne Paris-Limoges (JPC Conseil). Ses conclusions sont sans appel. La Région s’est donc engagée avec ses partenaires du Poitou-Charentes et les autres collectivités territoriales sur la réalisation du barreau Limoges-Poitiers, pour une liaison TGV Brive-Limoges-Paris (et Roissy-Lille). De quoi représenter une vraie alternative à l’avion, du « tout bon » pour l’environnement.

C’est aussi un projet qui s’intègre aux projets de transversale est-ouest

La Région a lancé en outre, sans plus attendre et en dépit des sceptiques, une liaison directe Limoges-Lille par rames TGV. 300 000 voyageurs l’ont déjà utilisée ! Mais la vraie question demeure celle du barreau à grande vitesse Limoges-Poitiers, qui permettra l’intégration du Limousin au réseau TGV national et européen : Brive-Paris en moins de trois heures, Limoges-Paris en 2h05, Limoges-Madrid en 4h30…

Mais surtout, la Région n’a accepté de participer au « tour de table » TGV qu’à condition que la ligne historique, qui n’a pas fini de démontrer son caractère vital pour la région et la Creuse en particulier, et pour le fret, soit modernisée, ainsi que le reste du réseau.

Consulter « Le TGV pour le Limousin »

Ainsi, arrêtons d’opposer TGV et « lignes historiques », c’est un débat dépassé. Qui peut imaginer voir le Limousin, ses entreprises, ses chercheurs, sa population dans son ensemble, devenir le grand oublié du réseau européen de la grande vitesse ?

Pour le prochain mandat

1. Poursuite du travail amorcé sur l’utilisation des TER : vers une tarification harmonisée voire unique avec les réseaux de l’agglomération de Limoges Métropole et du Département, vers le déplacement quotidien à 1€

Il s’agit là d’une politique volontariste en faveur des transports en commun menée dans toutes les régions dirigées par les socialistes et tune majorité de gauche, souvent avec des résultats spectaculaires dans les secteurs à fort peuplement (la Picardie, la Bretagne…).

une politique forte qui tient compte des exigences du Plan Climat, de la lutte contre la circulation automobile et le réchauffement climatique.

une politique sociale aussi, parce que beaucoup de familles modestes à faibles revenus se sont installées loin de la ville-centre pour pouvoir construire, à cause de l’augmentation foudroyante du prix du terrain à bâtir.

2. Electrification et modernisation de la ligne Guéret-Limoges. Projet complémentaire impliquant à la fois le TER, l’accès à la ligne Limoges-Paris et l’accès au futur TGV partant de Limoges. Le problème n’est pas, ici, de gagner 20 mn sur Limoges-Paris en mettant la ligne « historique » en grande vitesse, car cela ne changerait rien pour la Creuse et, même pire, justifierait l’absence d’arrêts à La Souterraine, mais de maintenir les arrêts en Creuse pour Paris, ET de bien relier Guéret et la Creuse au nœud ferroviaire de Limoges.

Poursuite des programmes prévus sur Limoges-Périgueux et Limoges-Ussel.

3. Poursuite de l’amélioration des dessertes Limoges-La Souterraine-Paris et Limoges-Toulouse, avec modernisation des matériels et refonte des horaires, des arrêts (Saint-Sébastien, La Souterraine, mais également Uzerche et les petites villes situées au sud de Brive).

4. La ligne TGV : pousser le projet qui avance bien jusqu’à présent, pour ne pas prendre de retard. Travailler avec les promoteurs du projet Altro, pour activer la mise en route d’une transversale ferroviaire est-ouest desservant la région.

5. Maintien de Limoges-Lille.

Les positions de la liste Denanot sont ainsi très claires :

Pas question de voir dans dix ou douze ans un Limousin coupé du réseau français et européen Grande Vitesse qui se met en place à marches forcées.
Pas question non plus d’oublier que ce dossier n’est qu’un élément d’un Plan ferroviaire régional plus général, vital pour l’environnement, vital pour les entreprises et pour les différentes parties de la Région toute entière, vital aussi sur le plan social autant qu’économique. C’est pour l’emploi, pour la vie quotidienne, pour l’aménagement du territoire que nous défendons un Plan cohérent et offensif.