Mise à jour le Vendredi, 05 Mars 2010 14:45
Les déclarations et les chiffres avancés par Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’emploi, et Xavier Bertrand, Secrétaire général de l’UMP, sur la formation professionnelle et l’apprentissage sont proprement scandaleux. D’abord, parce qu’ils reposent sur des postulats non étayés. Ensuite, parce qu’ils relèvent de la manipulation idéologique pure à 10 jours des élections régionales.

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Concernant l’apprentissage, les Régions considèrent qu’il s’agit avant tout d’une voie de formation quant le gouvernement ne veut en faire qu’une voie de garage pour faire baisser les chiffres du chômage.
Pour les Régions, il importe en premier lieu que nos jeunes sortent du système éducatif avec un diplôme valorisable sur le marché du travail et pouvant servir de base solide à son parcours professionnel ultérieur.
Pleinement compétentes en matière d’apprentissage, les Régions ont vu globalement les effectifs d’apprentis passer de 350 000 à 420 000. En accompagnant ainsi une augmentation de 20% des effectifs d’apprentis, les Régions ont pleinement assumé leur rôle. Elles l’ont fait en respectant un triple objectif : - maintenir un équilibre entre voie scolaire et par apprentissage - maintenir la qualité des formations proposées, comme en attestent la stabilité des niveaux de réussite aux examens et d’insertion professionnelle - adapter l’offre de formation aux besoins réels des entreprises au bénéfice d’une meilleure insertion des jeunes. Par ailleurs, par leur action de valorisation, elles ont accompagné et provoqué le changement d’image de l’apprentissage qui, même si elle peut encore s’améliorer, passe pour une filière de réussite, si ce n’est d’excellence dans certaines situations. Leur investissement dans la mise en place de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur en est une preuve. Leur refus, globalement, de s’engager dans le dispositif dit de « l’apprentissage junior » en est une autre. Les Régions ont mené un combat dur et efficace contre cette mesure qui ouvrait la voie à de graves dérives d’exploitation des jeunes. Les Régions ont aussi mené au sein du CNFPTLV un autre combat contre le travail de nuit et de week-end des jeunes apprentis. |
Concernant, les attaques de l’UMP sur le bilan des Régions en matière d’emploi, il importe de rappeler que l’emploi est une compétence de l’Etat et non des Régions. Pour autant, contrairement au gouvernement, les Régions ont déployé tout un arsenal d’outils pour limiter les impacts de la crise économique sur les entreprises et les salariés.
Enfin, pour ce qui concerne l’investissement des Régions, les dépenses liées à la formation professionnelle et à l’apprentissage ont doublé depuis 2004 pour s’élever en 2009 à plus de 4,4 milliards d’euros. Dans chaque région, il s’agit du premier poste budgétaire représentant 28% en moyenne du budget régional. Plus d’un million de personnes ont été formées dans les centres de formation des régions. En Limousin, comme dans beaucoup d’autre région, 7 demandeurs d’emploi sur 10 ayant bénéficié d’une formation financée par la Région ont retrouvé un emploi.
Une autre accusation de Laurent Wauquiez vis-à-vis des Régions socialistes est parfaitement injustifiée : celle de n’avoir pas tenu nos promesses des élections de 2004 en faveur de la création d’emplois tremplin. Non seulement, ceux-ci ont été mis en place sous différentes appellations mais parfois, nous avons été au-delà de nos engagements. C’est le cas en Limousin où nous avons créée près de 600 emplois associatifs.
Un chiffre encore ! Si le gouvernement supprimait le bouclier fiscal, il pourrait créer 600 000 nouveaux emplois publics. Là se situe, la différence entre la Gauche et la Droite. Quand cette dernière supprime les emplois jeunes - mesure mise en place par Lionel Jospin ayant permis à 400 000 jeunes de s’insérer dans le monde du travail - elle favorise les riches et pénalise l’emploi. |
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