Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 14:53
En charge des lycées – des bâtiments tout au moins –, de la Formation professionnelle et de l’Aménagement du territoire, le Conseil régional du Limousin a largement étendu au cours du mandat qui vient de s’achever son domaine de compétence.
Pourquoi ? Parce que notre région, très rurale, a besoin d’engagements particuliers pour offrir à sa population et aux familles des conditions de vie de notre temps et des chances égales de formation et d’éducation pour les enfants et les jeunes.
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Aider les familles avec enfants Des mesures financières précises ont été prises pour aider les familles, dont on sait en particulier qu’elles sont trop souvent aujourd’hui des familles monoparentales en situation difficile. Sous le coup de la crise économique et de l’augmentation du chômage, 100 000 personnes – on l’oublie trop souvent – sont officiellement reconnues vivre en Limousin sous les seuil de pauvreté (un habitant sur sept) : - Une allocation de rentrée scolaire annuelle versée à chaque lycéen et apprenti, sans conditions de ressources (25 000 chaque année) : - soit sous la forme d’une somme de 90 euros destinée à financer l’achat de manuels scolaires, dont l’utilisation laissée libre doit permettre en outre de soutenir l’activité des libraires installés dans notre Région – la Région s’est refusée à un appel d’offres global qui aurait bénéficié à des grossistes extérieurs à la région. - soit d’une aide particulière accordée aux élèves des lycées techniques et professionnels en début de scolarité (2 500 chaque année), sachant combien leur équipement de départ peut être coûteux. - En outre, des bourses sur critères sociaux sont attribuées aux élèves des écoles sanitaires et sociales. - Enfin, l’institution en 2008 d’un Chèq’Up annuel pouvant offrir jusqu’à 50 euros de réduction, destiné aux 16-20 ans, a été plébiscitée par 8 000 jeunes dès la première année : il est destiné à aider les familles à payer l’inscription à un club de sport, et le jeune à s’offrir un ou des spectacles ou des événements de son choix. Il est bien entendu que j’entends poursuivre dans cette voie, si je suis élu. L'Education Au niveau de responsabilités de la Région, tout a commencé par la rénovation complète des lycées. Plus de 30 des 52 lycées de tous types des trois départements (généraux, professionnels ou agricoles) ont fait l’objet en six ans de programmes lourds de travaux. La Région a consacré à ses lycées trois fois plus d’argent qu’aux routes (163 M€ contre 52).
Premier objectif, donc, aménager pour les adolescents des établissements qui soient des « lieux de vie » décents et attractifs. Self-service rénovés, internats repensés et rénovés là où le besoin s’en faisait sentir, bâtiments d’étude rendus agréables, isolés et repensés parfois, le gros du travail a été fait, sur Limoges mais sur Egletons, Brive, Guéret etc., et les programme sera achevé au cours du prochain mandat. Concernant la restauration scolaire, je suis extrêmement attentif à l’éducation alimentaire des jeunes, et dans une première étape le Conseil a lancé un programme favorisant l’utilisation de viandes de qualité et des pommes sous label. J’entends développer ces initiatives, toutes les études publiées à ce jour démontrant s’il le fallait encore combien l’éducation joue un rôle essentiel dans « l’apprentissage alimentaire » dont dépend par la suite la santé des individus.
Deuxième objectif, donner aux jeunes de nouveaux moyens d’épanouissement. Le Conseil régional s’est engagé financièrement, aux côtés des autres collectivités territoriales, dans la réalisation d’un réseau en fibre optique (le réseau Dorsal) qui a rendu le haut débit Internet accessible à tous sur l’intégralité du territoire. Un programme particulier, le réseau RELIEF, relie désormais par une boucle haut débit les lycées entre eux et a fait l’objet d’une reconnaissance nationale en décembre dernier. Il y a déjà dans les lycées un ordinateur pour 3 élèves, mais j’entends poursuivre dans cette voie en installant un véritable environnement numérique de travail dans chaque établissement.
Troisième objectif : tenir compte des conditions de vie réelles des familles, dont beaucoup sont installées à distance des lieux d’enseignement. - D’où la modernisation et même la « réinvention » d’internats laissés à l’abandon par l’Etat qui en avait la charge. - D’où aussi le choix qui a été fait de commander des autorails grand confort (dit de première classe) pour les TER qui transportent au quotidien non seulement des salariés mais surtout beaucoup de jeunes, collégiens et lycéens. Ce fut pour nous un choix qui s’imposait, et qui doit habituer nos jeunes à considérer l’utilisation des transports en commun non comme un pis-aller mais comme une évidence.
L’éducation passe aussi par d’autres aspects : Un Plan piscines, original, a été lancé il y a peu pour mettre la natation et des centres récréatifs à portée des familles. Saint-Junien, Saint-Yrieix etc. ont ouvert le bal, et ce programme concerté avec les « Pays » doit permettre de renforcer l’enracinement et la qualité de vie des familles dans l’ensemble du Limousin. Concernant la vie culturelle, le Conseil régional a aidé chaque année plusieurs festivals montés par les jeunes eux-mêmes. La Région a financé, comme je m’y étais engagé, la création de près de 600 emplois en faveur des associations à caractère social, culturel et sportif, qui ont un double but : permettre aux associations créatrices d’activités indispensables à la vie collective de remplir pleinement leur mission tout en soulageant les bénévoles, et procurer une compétence professionnelle à des jeunes jusque là sans formation particulière. |
Santé Il est sans doute important d’évoquer ici le programme de création de Maisons de Santé que le Conseil sortant à lancé en faveur des secteurs ruraux. La première devrait sortir de terre en Corrèze cette année, et une douzaine de dossiers ont déjà été déposés auprès des services. Il s’agit non pas de simples « maisons médicales », mais d’équipements de proximité qui regroupent à la fois des personnels médicaux (médecins, dentiste, spécialistes divers) et des personnels des services sociaux (assistants sociaux, aide à domicile etc.), dont les familles seront parmi les premiers bénéficiaires.
La formation professionnelle Ayant fait l’essentiel de ma carrière d’enseignant au service de la Formation professionnelle, c’est l’un des domaines dans lesquels j’ai souhaité que le Conseil régional s’investisse pleinement. J’ai d’ailleurs été chargé par l’Association des Régions de France de présider sa Commission Formation professionnelle. J’ai donc veillé à ce que les lycées professionnels (hôtellerie, agriculture, BTP comme celui de Felletin) et les centres de FPA soient pleinement concernés par les programmes d’investissements lourds de la Région. Je rappelle que la loi de 2004 a dévolu aux Régions la commande publique en matière de FPA, qui relevait jusque là de l’Etat. En finançant différents organismes, la Région contribue à remettre dans le circuit professionnel des salariés licenciés et des demandeurs d’emploi de statut divers : à titre indicatif, 4 995 demandeurs d’emploi ont ainsi suivi des parcours de formation qualifiante au cours des années 2004-2007. Grâce au réseau des Centres Permanents Professionnels destinés à former les salariés du tertiaire, de l’artisanat, de l’hôtellerie-restauration, du bâqtiment et du secteur agricole et forestier, plus de 10 000 personnes ont pu bénéficier d’une formation dite qualifiante. 7 sur 10 des stagiaires accueillis ont pu trouver un emploi dans les six mois qui ont suivi leur stage.
Plus que jamais, j’entends promouvoir la Région, et dans toute la mesure du possible, dans son rôle de bouclier social, une fonction dont notre société ne peut pas se passer.
L'apprentissage Il faut savoir que les Régions ont doublé en six ans les crédits dévolus à l’apprentissage au cours du dernier mandat, et le Limousin n’a pas été en reste : le nombre des apprentis a dépassé les 4 000 contre 3 300 en 2004. Avec un triple objectif : - maintenir un équilibre entre voie scolaire et par apprentissage - maintenir la qualité des formations proposées, comme en attestent la stabilité des niveaux de réussite aux examens et d’insertion professionnelle - adapter l’offre de formation aux besoins réels des entreprises au bénéfice d’une meilleure insertion des jeunes.
Le travail accompli a permis de valoriser et de modifier en profondeur l’image de l’apprentissage qui, même si elle peut encore s’améliorer, passe désormais pour une filière de réussite, voire même d’excellence dans certaines situations. L’objectif demeure d’intégrer l’apprentissage dans l’enseignement supérieur, et c’est pourquoi nous opposons un refus absolu au dit de « l’apprentissage junior », une mesure qui ouvrirait la voie à de graves dérives d’exploitation des jeunes. Les Régions ont aussi mené au sein du CNFPTLV un autre combat contre le travail de nuit et de week-end des jeunes apprentis.
L'information des familles La Région a ouvert en 2008 dans le centre de Limoges près de la gare une Cité des Métiers qui a déjà accueilli 40 000 personnes, avec plus de 10 000 entretiens personnalisés. Un succès qui montre à quel point le besoin d’information est important, et qui ouvre la porte à d’autres points de ce type dans les deux autres départements.
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