L’Éditorial de Jean-Paul Denanot du 11 mars 2010

Urgences

 

Touts les médias s’y sont mis : les Régionales sont devant nous, les Régionales c’est dimanche !

Il était temps, car il y a urgence. Le temps des discours, des petites phrases et de la communication gouvernementale est passé.

Il y a urgence à agir, urgence à relancer la machine à investir, à répondre présent à ceux qui tentent de se tenir la tête hors de l’eau, à donner de vraies réponses aux problèmes des gens.

L’emploi n’attend pas, les chantiers n’attendent pas, les associations n’attendent pas… Comment continuer de fonctionner demain alors que la machine Sarkozy continue ses basses oeuvres et démolit pied à pied le modèle de développement français ?

Rappelez-vous les mensonges qui ont permis l’élection de Nicolas Sarkozy. Qu’avons-nous aujourd’hui ? Une Droite campée droit dans ses bottes – justifiant jusqu’à l’absurde – le dogme de l’ultralibéralisme d’où sortent toutes les dérives financières et la catastrophe économique et sociale que nous subissons aujourd’hui.

Les grandes banques s’en tirent, elles « rebondissent », consolident leurs profits et continuent de servir des salaires mirobolants à leurs traders qui, eux, spéculent en toute impunité sur l’avenir des populations, comme c’est le cas en Grèce.

Pour ce qui est de l’économie réelle, celle que nous défendons, le tableau est plus que sombre. Les entreprises de nos territoires voient leurs commandes s’effondrer. Plombées par des problèmes de trésorerie, elles plongent, entraînant chômage partiel et licenciements. Idem du côté des exploitants agricoles qui se demandent de quoi demain sera fait, quand l’Etat les abandonne à eux-mêmes face à la loi d’airain du sacro-saint « marché ».

Des centaines de milliers de familles et des millions de Français doivent renoncer à leurs projets - logement, études, enfant, vie autonome – et plongent dans la « précarité ». Le nouveau mot pour qualifier la misère dans laquelle sont condamnés à vivre de en plus de Français – si rien ne change. Qui peut oublier un instant que demain, en Limousin, avec l’arrivée de chômeurs en fin de droits, 100 000 personnes vivront en dessous du seuil de pauvreté. Soit un de nos concitoyens sur 7 !

Il y urgence, donc, à aller voter pour donner à la Région les moyens politiques de décision dont nous avons besoin. Urgence à se serrer les coudes pour agir ensemble. La Région peut être un bouclier – nous en avons déjà fait la preuve dans la mandature écoulée. Elle est aussi le bras armé de la relance à venir. Le bon échelon pour répondre aux défis du futur.

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous ? Je veux dire avec nos départements, nos villes, nos villages et avec tous ceux qui jour après jour ont décidé de construire l’avenir ici, de vivre leur avenir ici sur cette terre, salariés, chercheurs, artisans, créateurs, chefs d’entreprise, étudiants, commerçants… Pour le bonheur de vivre, de travailler et de grandir en Limousin.

Nous avons renversé la spirale du déclin, multiplié les partenariats. Il y a urgence à poursuivre, à aller plus loin, à mener, plus déterminés que jamais, une politique offensive de développement maîtrisé du territoire, pour un Limousin vivant, habité, pour préserver et valoriser une éco-région engagée à fond dans une politique d’excellence environnementale et agricole. Et surtout humaine.

Je compte sur vous, je compte sur vous tous, dimanche prochain.

En toute confiance.

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